LES TROIS DIAKANKÉS ET LA CUILLÈRE INVISIBLE
Franchement, à ce stade, il faut savoir reconnaitre le génie là où il se trouve. Je rends les armes.
Oui, je dépose officiellement les armes devant la vitesse de contournement et de contorsion de Joachim Baba Kondo. Ce n’est plus de la politique, c’est de la physique quantique appliquée.
Cela me rappelle une vieille histoire. Trois diakankés, en plein mois de Ramadan, voyagent pendant quatre jours sans rien trouver à manger. Quatre jours de jeûne prolongé, sans rupture, sans secours, sans espoir.
Au soir du quatrième jour, miracle. Un village. Deux cases. Une vieille femme, centenaire, presque hors du temps. Elle les regarde, comprend tout sans qu’ils ne disent rien et leur offre un bol de bouillie. Mais problème, il n’y a qu’une seule cuillère.
Alors les trois diakankés commencent à se la passer. Un prend et donne à l’autre qui reprend, puis au troisième qui enchaine. Le mouvement devient rapide, très rapide, puis invisible. C’est à ce moment précis qu’un photographe du coin, un certain Ibrahim Diaby « Kaou Diaka », surgit et immortalise la scène.
Et quand la photo sort, sur l’image, chacun des trois diakankés tient une cuillère. Oui, trois hommes, une seule cuillère. Mais trois cuillères visibles sur la photo. La vitesse avait dépassé la réalité.
Aujourd’hui, en regardant Joachim Baba Millimono, je comprends enfin cette histoire. Il est partout à la fois. Dans tous les discours, toutes les positions et toutes les postures. Opposant hier, allié aujourd’hui, alternative demain… le tout sans transition, sans friction, sans mémoire.
Comme les diakankés et leur cuillère unique, il a réussi l’exploit ultime : faire croire à chacun qu’il tient la même chose… au même moment. Ce n’est plus de la politique, c’est de l’ubiquité stratégique.
Finalement, je vais le soutenir. Pas pour ses idées ou pour son programme, mais pour la performance. Parce qu’à ce niveau-là, ce n’est plus un homme, c’est un phénomène.
Alpha Issagha DialloFranchement, à ce stade, il faut savoir reconnaitre le génie là où il se trouve. Je rends les armes.
Oui, je dépose officiellement les armes devant la vitesse de contournement et de contorsion de Joachim Baba Kondo. Ce n’est plus de la politique, c’est de la physique quantique appliquée.
Cela me rappelle une vieille histoire. Trois diakankés, en plein mois de Ramadan, voyagent pendant quatre jours sans rien trouver à manger. Quatre jours de jeûne prolongé, sans rupture, sans secours, sans espoir.
Au soir du quatrième jour, miracle. Un village. Deux cases. Une vieille femme, centenaire, presque hors du temps. Elle les regarde, comprend tout sans qu’ils ne disent rien et leur offre un bol de bouillie. Mais problème, il n’y a qu’une seule cuillère.
Alors les trois diakankés commencent à se la passer. Un prend et donne à l’autre qui reprend, puis au troisième qui enchaine. Le mouvement devient rapide, très rapide, puis invisible. C’est à ce moment précis qu’un photographe du coin, un certain Ibrahim Diaby « Kaou Diaka », surgit et immortalise la scène.
Et quand la photo sort, sur l’image, chacun des trois diakankés tient une cuillère. Oui, trois hommes, une seule cuillère. Mais trois cuillères visibles sur la photo. La vitesse avait dépassé la réalité.
Aujourd’hui, en regardant Joachim Baba Millimono, je comprends enfin cette histoire. Il est partout à la fois. Dans tous les discours, toutes les positions et toutes les postures. Opposant hier, allié aujourd’hui, alternative demain… le tout sans transition, sans friction, sans mémoire.
Comme les diakankés et leur cuillère unique, il a réussi l’exploit ultime : faire croire à chacun qu’il tient la même chose… au même moment. Ce n’est plus de la politique, c’est de l’ubiquité stratégique.
Finalement, je vais le soutenir. Pas pour ses idées ou pour son programme, mais pour la performance. Parce qu’à ce niveau-là, ce n’est plus un homme, c’est un phénomène.
Alpha Issagha Diallo
